Les mots forment le langage. La parole traduit les images. Une ribambelle de lettres entremelées, qui se suivent pour construire un mot, qui s'entrelassent pour écrire une phrase, et qui bâtissent une pensée unique pour un langage universel. Et la tour de Babel fut votre malédiction, pour avoir jouer avec prétention. Les mots se pèsent, sont lourds de sens. Ils se concoivent, et par 7 fois sont tournés par la langue, pour éviter les 7 péchés capitaux. Les mots abattent et détruisent ce que l'on a mis tant de temps à créer. Et de la même manière ils font vivre en une fraction de seconde notre pensée. Ils mettent en execution. Et executent leur propos.
[ Le passé est mort mais c'est son fantôme qui me poursuit
Défoncé, trop angoissé pour fermer l'oeil de la nuit,
La pression, les questions, les doutes, le stress,
La nostalgie, les regrets quand je pense à ma jeunesse,
D'abord j'ai rêvé puis j'ai vu,
Puis j'ai sué, j'y ai cru,
Puis j'ai fumé et j'ai bu,
Puis qu'est ce que j'ai fait ? Je sais plus...
Des années gachées, des occasions ratées,
Dans ma tête l'obsession de pas avoir fait ce qu'il fallait,
Des fois juste pas assez, des fois tellement n'importe quoi
Jusqu'à perdre la confiance et l'estime de soi,
Peu a peu j'ai trouvé la foi, certains jours je l'ai perdue
Aujourdui je regrette rien de plus que ce que je n'ai plus
En premier mes disparus leurs souvenirs me hante
Et quand ils viennent dans mes reves, au réveil ils me manquent
A travers moi faut qu'on voit que leur travail porte ses fruits
Quand je m'auto détruit c'est leurs voix qui me dit : Ne te tue pas, ne te tue pas..
Mais je tombe, je sombre il faut que jme relève
Cloué au sol je sens doucement que je creve
Dans cette vie qui me blesse, ces nuits qui m'acheve
Je suis à deux doigts du coma
Quand le jour se leve, pas une heure de treve
Je te l'ai dit c'est le stress dans ma tete
C'est l'argent, l'argent, les traitres !
Je me sens con quand je pense qu'ils m'ont fait saigné le coeur
Des fois j'aimerais leur pardonner, mais plus souvent j'aimerais qu'ils meurent
J'aimerais qu'ils pleurent, j'aimerais qu'ils souffrent
Et toute cette haine me pousse vers le goufre
Il faut que je me libere, il faut que je souffle
Il faut que je respire j'ai du mal, je m'étouffe
Mon cerveau me joue des tours, je veux repousser mes limites
Mais quand je vais trop loin les miens me dise : Ne te tue pas, ne te tue pas..
On est trop vrai pour tous ces batard, chérie,
Trop vrai quand on rit ou quand on a le cafard,
Trop vrai au millieu de tous ces putains d'hypocrites
Parce qu'on est trop vrai on est trop souvent trop seul et trop tristes,
Trop vrai c'est pas pour ca qu'on est trop naifs
Trop vrai, et ces enculés vont connaitre le tarif
Tellement vrai que l'ambiance tourne à la haute tension
Rien à foutre vengeance c'est le nom de ma mission,
Trop vrai pour succomber à leur confusion,
Trop vrai pour laisser tomber dans ce monde de compétition,
Trop vrai la rage me maintien en condition,
Trop vrai donc on donne les moyen de nos ambitions,
Vise le meilleur si tu peux pas oublier le pire,
En vrai j'ai qu'une chose a te dire : Ne te tue pas, ne te tue pas.. ]
DonChoa-Netetuepas
J'ai beaucoup de choses à dire mais la censure est oppressante.
Certains savent mais feignent l'ignorance, d'autres ignorent et font semblant de savoir. Mais la plupart ne comprennent rien. On ne peut pas leur en vouloir. Ceux à qui on a envie de parler, ceux qu'on préfère ignorer, ceux qui ne se douteront jamais, bref, tout ces ceux qui ne se soucient que d'eux.
Telle que l'on me voit je suis une profiteuse. A ce qu'il paraît j'aime m'amuser. Je blague comme je respire. Et la vie sera ainsi, je menerai la danse sur un rythme africain, j'implorerai les anges quoiqu'en disent les arts divins. Je ne suis pas celle que l'on croit, je suis bien plus que ça, et si tu ne me crois pas alors suis moi je te fuierai par la barbichette le premier qui rira ne sera pas honnête.
Je plagie sans complexe, je singe sans manières. Elle me raconte cette histoire singulière, elle l'amazone qui chevauchait au gré des saisons les étalons de son territoire. Elle sale garce des temps modernes, libertine du bout des lèvres, de ses caresses qui s'en émane. Elle n'aimait pas, ou presque plus. Personne. Déjà qu'elle s'aime elle-même puisse paraître relever d'un exploit. Elle n'aimait que son autre soi, autrement dit son âme soeur, son autre égo elle l'aimait de tout son être mais le fuyait de tout son coeur. Comme ils étaient pareils, elle s'aimait un peu d'ailleurs, mais comme ils étaient pareils ils n'étaient hélas, pas fait pour s'aimer ensemble. Comme ils se ressemblaient, ils ne pouvaient s'assembler de peur d'être incestueux. Son verso, comme un père, un frère, un ami, un amant, son aimant. Et tout ça à la fois, les rendaient fuyants de l'un envers l'autre, à l'envers de son autre, sans l'autre, à l'envers. Elle était peut-être russe, sans doute car elle savait que la liberté n'existait pas, ou que dans les contes de fées ou romans qu'elle aimait lire. Boire de la vodka la rendait moins amer, elle se sociabilisait par l'ivresse et oubliait sa détresse par ses états de semi-inconscience. Pauvre petite fille orpheline, de quoi pouvait-elle se plaindre ? Pauvre enfant abandonnée, qui se demandait même si elle ne l'avait pas méritée..
je m'ennuie, je fatigue, je soupire, je m'épuise, je craque, les idées de travers, la tête à l'envers
ca va ? oui ca va, et toi ? et si ca va pas.. fais comme si.
je fatigue, je m'épuise, je soupire, je craque, je m'ennuie je suis malade, je suis folle, je m'aliène, je pleure en douce, je me lamente, je geins, j'me plains, je cache ma peine, j'entasse mes larmes,
mais surtout j'envie l'imbécile heureux.
ca t'étonne ? ca m'étonne !
je craque, je m'ennuie, je soupire, je fatigue, je m'épuise, j'exagère, mais surtout j'envie la terre entière.
je veux et j'exige, j'attend que le temps passe, que les saisons se suivent, que les fleurs fanent,
que le soleil se couche. j'observe et m'endors devant ce monde qui s'éteint sous mes yeux
je m'épuise, je soupire, je craque, je m'ennuie, je fatigue aussi. je sommeille, je somnambule, j'hiberne,
mais surtout j'envie les moments ephemeres.
mais surtout j'oublie tout, et je recommence, je m'ennuie, je fatigue, je soupire, je m'épuise, je craque,
les idées de travers, la tête à l'envers..
A mon père tout puissant, vous qui êtes aux cieux.
A mon père ce géant, toi que j'aime envers et contre tous.